Donner ou ne pas donner à ses proches

Lorsque nous trions nos objets, nous sommes parfois tentés de les donner à nos proches. Pourquoi est-ce déconseillé ?

Ils en ont besoin

Si je sais pertinemment qu’un proche a besoin de cet objet, alors je lui donnerai avec joie. Toutefois, quelques questions à se poser sont intéressantes :

  • Ont-ils vraiment besoin de cet objet ?
  • Arrivent-ils à vivre sans ?
  • Cela va-t-il leur apporter un réel plaisir ou une utilité ?
  • S’ils en avaient réellement besoin, pourquoi n’ont-ils pas trouvé une solution avant ?

Il s’agit de la seule exception où je donnerai un objet à un proche.

L’objet va vers la personne, pas l’inverse

Il s’agit d’un cas particulier lorsqu’on donne ses objets à son entourage. C’est nous qui allons vers eux, c’est le produit qui va vers le client si j’ose dire. Et pas l’inverse. C’est ce qui arrive même dans le monde moderne. De nombreuses techniques de vente poussent à l’achat en allant vers le client. Au lieu de l’inverse. Si une personne a soif, elle prend un verre d’eau.

Ils ne refuseront pas de les prendre

Si nous proposons des objets à donner à nos proches, la plupart du temps, ils les accepteront. Juste par politesse, par lien affectif, parce que nous nous en sommes servi et donc c’est forcément utile. Car cela peut leur servir « un jour », « au cas où », « c’est gratuit » et puis « ça ne prend pas de place ». Il faut vraiment que l’objet soit laid et en mauvais état pour qu’ils le refusent.

Quelqu’un m’a même dit : « C’est vrai, je n’en ai pas besoin aujourd’hui. Mais je vais quand même le prendre. Car peut-être que j’en aurai besoin dans six mois. Ou dans quelques années ».

Ouf, mes objets restent dans mon cercle intime

Donner un objet dans mon entourage, c’est une manière de m’en séparer et de le garder en même temps. À tout moment, je peux le récupérer et le réutiliser. Je fais de la place chez moi mais c’est comme si je mettais mes objets dans un garde-meubles. Faire plaisir à ses proches n’est pas forcément le premier but. Inconsciemment, on le fait aussi car on a peur de s’en détacher totalement.

Donner ses anciens paquets de cigarettes à un ami fumeur

Personnellement, si j’étais fumeur, je n’oserais pas donner mes anciens paquets à des proches qui sont fumeurs. C’est vrai, je considère parfois les objets que je donne comme des cigarettes. Pas tous naturellement, car ils me rendent aussi heureux. Comme fumer peut apporter un plaisir pour certains. Je parle ici de l’addiction dont je suis heureux de me libérer. Et dont je ne voudrais pas que mes proches soient dépendants.

Donné, c’est donné

Un ami m’a donné un objet en me disant : « si un jour tu ne le veux plus, redonne-le-moi ». Est-ce réellement un cadeau ? Ou est-ce plutôt un prêt ? J’ai ressenti que cet objet ne m’appartenait pas vraiment finalement. Et je m’en sentais responsable. Nous avons du mal à se détacher de nos objets, comme si c’était une partie de nous-même. Pourtant, c’est l’inverse. C’est récupérer une partie de sa liberté.