Jour 1 – La vie d’un minimaliste dépravé

C’est officiel, je suis complètement sourd. Il est 3h42 du matin. Thomas fait tourner les disques depuis huit heures d’affilées. Je porte une perruque afro et des lunettes roses au style seventies. Le sol est couvert de champagne, de confettis et de mousse au chocolat. Il fait cinquante degrés. Ma chemise est trempée à coups de funk et de Macarena.

Les clichés. Quelqu’un me dit « Être végétarien, c’est une noble cause, bravo ». Merci mais à vrai dire, à la base, je ne le fais pas pour sauver la planète. Ne pas manger de viande, c’est parfois comme être gay, noir ou bouddhiste. On te prend pour quelqu’un de différent or que t’es comme tout le monde. Je me demande ce que ce que c’est d’être les quatre à la fois. Mais je m’éloigne du sujet. Je voulais parler du minimalisme. Quand je lis la plupart des articles et des livres sur le sujet, j’ai l’impression de lire un conte de fées. Une histoire rose et violette de gens qui vivent avec deux cuillères, font de la méditation et ont une vie bien rangée. Je n’ai rien contre cela. C’est juste personnel. Je ne veux pas de vie bien rangée.

J’adore les sept péchés capitaux. Si le minimalisme devait être une religion, la paresse serait le premier commandement. J’aime quand c’est simple, facile et faire le moins d’effort possible pour ce qui ne m’intéresse pas. Je n’ai pas regardé mon téléphone de la soirée. Et je n’ai envoyé de messages de souhaits à personne.

Et même pour le principe, qu’est-ce que souhaiter la bonne année? Je crois qu’elle sera bonne si on le décide tout simplement et qu’on fait tout pour qu’elle le soit. Je ne crois pas que tout nous tombe sur la main juste en nous souhaitant des choses.

En décembre 2017, on m’a proposé d’écrire un livre. Je n’avais pas envie de faire un guide pompant qui ressemble à un mode d’emploi. Je ne lis jamais les manuels d’utilisation de toute manière. Alors, j’ai décidé d’écrire ce que je ferai pendant les trente premiers jours de cette année. Pour casser les stéréotypes. Pour dire mon point de vue. Selon moi, il y a deux catégories de minimalistes. Il y a ceux qui ont assez avec un thé vert bio et une séance de yoga. Et puis il y a ceux qui cherchent aussi les sensations fortes, l’auto-dérision, l’arrogance, les feux d’artifice et qui n’attendent pas le mariage pour ouvrir le champagne.

Ce que je ne vous ai pas dit:
Quel est mon péché capital préféré
Une grande décision qui a été prise durant cette soirée