J’aime le Corona – J9 Nettoyage de printemps

Depuis deux jours, je suis allongé sur le lit avec une bouillotte.

Non, ce n’est pas le Corona. C’est un torticolis. Un ridicule torticolis qui me pourrit la vie depuis deux jours. Comme quoi, la vie continue et s’arrête sans forcément que le Corona en soit la cause. À vrai dire, il s’agit d’une raison de plus comme tant d’autres.

J’ai eu un torticolis en allant faire du sport. Il faisait frais, je refroidissais rapidement et je faisais des exercices dont je n’avais pas l’habitude de faire. C’est fou comme il peut y avoir des dégâts collatéraux. Sans ce virus, je serais à la salle en train de faire les exercices que je connais et maintenant c’est une toute nouvelle situation à laquelle il faut s’adapter.

Il est 10h20 et je partage la colocation de Samantha depuis huit jours. C’est un véritable plaisir d’être enfermé dans une maison avec trois jolies filles. Le soleil illumine la ville, c’est le premier jour du printemps. Parfois, je me demande si la nature ne fait pas un nettoyage sur sa planète de temps en temps, et ce virus pourrait en être un.

Tous ensemble, on se met à laver les fenêtres de la maison. Je regarde à l’extérieur, il y a au moins trois voisins qui font la même chose. J’aime quand c’est propre et bien rangé.

En soirée, le gouvernement annonce qu’un tiers des services intensifs est complet à cause du virus. La plupart des morts ont plus de soixante-cinq ans.

Il est vingt heures, je sors avec les filles sur le balcon. Tout le quartier se met à applaudir par solidarité. Parce que c’est dur d’être à la maison et de nettoyer sans femme de ménage.

Demain, j’avais prévu de retourner à Mons, mais maintenant j’hésite.

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