Jour 8 – La petite maison dans la prairie

À force de mettre des titres torturés à chacune de mes journées, on va croire que je suis un psychopathe. Donc en voici un autre qui calmera les ardeurs.

11h03 : je sors de chez moi. Je vais enfin rendre mon livre à la bibliothèque. J’arrive et j’ai deux minutes trente pour en choisir un autre. J’ai rendez-vous à midi au restaurant avec un ami. Je prends un livre au hasard, “Happiness”. J’hésite. Puis je demande à mon frère d’en choisir un autre pour moi au hasard. Cette fois, le titre est “Positivity”. Il me regarde et me demande “Alors, tu prends lequel?”. Il reste dix-sept secondes. “Aucun des deux”. Je les replace frustré. Puis j’en vois un autre avec un guépard dessus, “Are we smart enough to know how smart animals are?”.  J’étais persuadé que les autres animaux étaient plus malins que nous. J’en ai maintenant la preuve. C’est bon, j’ai choisi.

Je vais faire quelques courses et je croise une femme de ménage que je reconnais. Je lui demande “Comment ça va?”. Elle me rétorque “Bof”. C’est à ce moment-là que tu regrettes d’avoir posé cette question. “C’est vraiment un job de merde”. “Ah bon, pourquoi?”. Après, au sens propre, elle n’avait pas trop tort. “Avant, j’étais gérante d’une discothèque. Mon associée a déclaré la faillite”. “Oh, et c’était quelle discothèque?”. “C’était un club de strip-tease et plus si affinités, vous voyez?”. “Oui, je vois”. Je vois très bien. “Mais je vais m’y remettre, je vous tiendrai au courant”. “Avec grand plaisir”. Dire que j’avais choisi le titre de cette journée par pur hasard.

Ce que je ne vous ai pas dit:
Pourquoi je cherchais une plante chez une fleuriste qui ressemblait à Olivia Ruiz

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