L’aventure

Il est 13h25, je décide d’aller à la gare et de prendre le premier train qui passe. Pour passer deux nuits quelque part. Sans téléphone. Je ne sais pas encore où ni comment et avec qui. C’est parti.

16h05: Je rencontre Michel à la gare. Je lui explique mon projet. Il me conseille d’aller à Nassogne, dans les Ardennes. Nous prenons le train ensemble. On parle de musique expérimentale, de cigares, de coke, de mordre la vie à pleines dents, de l’environnement qui part en sucette, du complot qui veut supprimer les pauvres de la planète avec des avions dans le ciel qui laissent une trainée blanche derrière eux. Une trainée de coke. Tout est plus clair maintenant.

17h00: J’arrive à la gare de Rochefort. Je demande le chemin vers Nassogne à une personne. Je rencontre alors Yves, un vrai Nassognard né encore dans la maison familiale et pas à l’hôpital. On parle de gibier, de bière locale, de miel, de fromage de chèvre. Et je n’ai pas encore soupé. Il m’accompagne en voiture jusqu’à sa ville.

17h30: Je rencontre Chantal. Tout est dit dans le commentaire ^^

18h10: Je fais connaissance avec Roland, Anne-Catherine, Didier et Valérie. Ils étaient venus faire un barbecue au chalet où je vais dormir. On passe toute la soirée ensemble. On parle de suivre son instinct et que la réponse est juste devant nous. On la voit chaque jour. On la lit partout. Elle est juste là, devant nos yeux. Devant moi, j’avais surtout un pain aux figues et un kilo de saucisses.

La nuit, j’entends la forêt. Chacun à leur tour, les animaux se faisaient entendre. C’est la première fois de ma vie que j’entendais un oiseau nocturne. Sûrement un rapace. J’entendais aussi le parquet craquer sous mon dos. Quelle folie m’a pris de venir sans sac de couchage et sans tapis. Je change de position toutes les trois minutes et mon essuie-main me sert de couverture.

La journée, je me promène dans les bois. Je n’entends que le vent, les feuilles et les sifflements. J’ai l’impression d’être au paradis. Encore un effet de la poudre envoyée par les avions.

4 comments

  1. 17h30, un jeune homme se présente à la boulangerie. Il cherche un endroit pour dormir et nous entamons la conversation. Il me fait penser à François, mon fils de 25 ans et j’accroche directement. Un p’tit coup de téléphone et hop, direction le site du Château du Bois où se trouve un chalet qui pourra accueillir ce sympathique jeune homme.
    Va-t-il venir prendre son petit déjeuner près de nous?
    Dans tous les cas, je lui souhaite de vivre plein de moments de bonheur!

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  2. Hé, oh, Greg
    -la poudre envoyée par les avions n’est que du kérozene.Nos copains qui habitent à côté de Bierset en savent quelque chose. Dans leur étang, tout crève, parce que les avions dégazent avant de se poser.
    -Pour le bruit des animaux, je peux t’héberger chez moi, dans le fond du jardin (sous tente avec matelas et couette). Tu auras ainsi un concert de madame chouette, monsieur pic vert, le couples de tourterelles amoureux, le paon du château plus loin, les vaches ,les grenouilles en plein accouplement, sans oublier le renard ou la fouine qui viennent rôder et qui font aboyer le chien.
    Citadin, va….

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