Le Corona, c’est comme le lion et la gazelle

Cette après-midi, je lisais dans la presse que le nombre d’hospitalisations dûes au corona virus est en train d’exploser en Belgique. Je ne vous cache pas que malgré cela, mon impatiente commence à atteindre sa limite.

Cet article va sûrement s’apparenter à un coup de gueule, peut-être est-il aussi écrit sous l’émotion plutôt qu’avec la logique, mais après tout tant pis, j’y vais. Je serai peut-être cruel, prenez garde.

Qui sont les véritables victimes du Corona

Les médias adorent le sensationnel, ce n’est pas nouveau. La peur fait vendre et quoi de mieux en cette sainte époque du confinement que d’écrire des articles sur les statistiques de cette maladie qui ne fait que se propager. Alors oui, c’est un fait, cette maladie se propage à vitesse grand V, surtout en Belgique ces dernières semaines. Mais lorsqu’on regarde de près les statistiques des mortalités (Lien du gouvernement sur le total des mortalités et lien de sciensano), la majorité des victimes sont toujours les mêmes: les personnes âgées de 74 ans et plus.

Mais Grég, tu n’as donc pas de pitié envers les plus faibles. Tu n’es qu’un gros c*$&&&

C’est vrai, je suis parfois sans pitié. Et honnêtement, si j’avais 74 ans aujourd’hui, je ne voudrais pas que pour moi, mes petits-enfants vivent l’enfer qu’on est en train de vivre. C’est facile à dire, mais je prendrais le risque de vivre. Parce que vivre, c’est aussi prendre le risque de mourir. D’ailleurs, nous entendons partout parler du Covid, comme si tout le reste avait disparu, comme les tumeurs, les accidents cardio-vasculaires ou les accidents de la route. D’ailleurs, vous verrez dans les statistiques que les deux premiers dépassent ceux du Covid.

Cette après-midi, je prends le métro. J’ai l’impression que les gens deviennent complètement paranoïaques. Je voyais des personnes se tenir devant la porte du métro debout en se regardant sans appuyer sur le bouton d’ouverture, car ils n’osaient pas le toucher. C’est à la personne la plus courageuse d’oser faire le premier pas. Pareil à l’intérieur lorsqu’on voit certaines personnes se tenir à la barre avec le bout des doigts ou avec le creux du coude de peur de toucher le métal et d’attraper la lèpre, pardon je voulais dire le Covid.

Alors oui, je suis agacé par cette situation, oui j’aimerais à nouveau marcher tranquillement dans la rue et dans les magasins sans avoir peur et sans avoir l’air d’avoir une moitié de visage défigurée par un morceau de tissu, même avec des motifs à coeur. Je veux pouvoir sortir avec des amis, boire dans leur verre si cela me plaît, serrer la main de mes meilleurs clients (parce que les autres, je m’en fiche), je veux m’approcher de mes collègues pour leur lâcher des mots doux à l’oreille comme “travaille plus vite!”, je veux pouvoir enlacer toutes les personnes que j’aime à volonté. “Oui, mais Greg, c’est parce que tu les aimes que tu ne les touches pas”. Non, c’est faux. Si je suis octogénaire et que j’aime vraiment mes petits-enfants, je voudrais tout de même les prendre dans mes bras. Parce que de toute manière, je pourrai aussi être tué d’un arrêt cardiaque demain, d’une chute dans les escaliers ou d’un raisin dans mon Martini. Parce que oui, je boirai aussi de l’alcool quand je serai vieux. Parce que quand on est vieux, on peut encore fumer, manger du fromage et faire exploser son cholestérol, ou prendre la route et se faire écraser par un semi-remorque rempli de Coca Cola light. Parce que oui, même avec du diabète, je continuerai à manger du chocolat.

C’est marrant, j’ai vraiment eu l’impression pendant quelques lignes d’avoir eu 85 ans. Pourtant, cela ne me plairait sûrement pas que l’on me traite comme un faible que je serai à cet âge-là. Cela ne doit sûrement pas être agréable. Mais c’est pourtant la vérité. La faiblesse existe et fait partie de la vie. Demain, même à 34 ans, je pourrai mourir d’un AVC. Je ne dis pas qu’il faut le provoquer. J’en vois certains venir avec leur discours de moralisateurs. Mais je dis tout simplement que sur terre, il y a réellement des faibles et des forts et qu’il faut accepter sa destinée sans se prendre pour ce que l’on ne peut pas devenir. Cela ne veut pas dire non plus qu’il n’est pas possible d’améliorer sa condition, oui c’est possible, on peut passer du faible au moyennement faible. Mais pas du faible au fort. C’est comme la gazelle qui veut devenir le lion. La gazelle peut courir un peu plus vite pour échapper au lion. Mais elle ne pourra jamais devenir un lion.

J’espère que vous aurez compris ce que je voulais dire. En résumé, j’en ai marre du masque. Nom d’une pipe. Et qu’on arrête ces messages d’amour pittoresques, hypocrites et bourrés de motifs à pois roses qui me font gerber à longueur de journée. Comme cette musique de Dua Lipa, recomposée pour inciter les jeunes à porter leur masque. Dua Lipa, s’il te plaît, non, je ne drague pas avec mon masque, même s’il était bling-bling avec des paillettes comme dans ton clip.

Et je ne finirai sûrement pas cet article avec cette belle phrase de charlatan qui vous veut du bien “prenez soin de vous”. Cela me rappelle le premier janvier de l’année quand on souhaite “bonne santé” à n’importe qui et n’importe comment sans le penser vraiment.

Bref. Vive la France. Et la Belgique aussi.

2 comments

  1. Bien sûr que l’on peut tous mourir à chaque instant d’un AVC, d’une crise cardiaque qui sont des événements subits et sur lesquels nous ne pouvons pas agir. La différence avec Le Covid c’est que nous pouvons maîtriser sa propagation par les gestes barrière, masque etc… ce n’est pas une fatalité mais quelque chose sur lequel on peut agir.

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    1. Bonjour mon cher Yannick,
      Je te remercie pour ta réaction fort intéressante.
      Il ne s’agit pas en effet de conduire une voiture sans mettre sa ceinture de sécurité. Il est possible d’éviter un accident de la circulation en roulant prudemment et en adoptant un comportement responsable. Toutefois, peu importe son attitude, et à partir du moment où l’on roule, le risque est toujours présent.

      Et pour être honnête, en quoi accepter la fatalité est-elle une mauvaise chose finalement? Nous allons tous mourir et c’est une chose certaine. J’ai l’impression, surtout aujourd’hui, que les êtres humains n’acceptent pas leur destinée de mortels ni leurs faiblesses naturelles. Et je prêche coupable aussi bien entendu. Nous en voulons toujours davantage, avoir ou vivre plus et plus longtemps et finalement se croire supérieur à la nature avec des conséquences sur d’autres aspects également. Certains nous diront aussi qu’il est possible de prévenir les AVC ou les arrêts cardiaques en ayant une vie des plus saines.

      Dans tous les cas, même en restant prudent, rien ne m’empêchera de vivre ni de mourir. Et j’accueille cela avec grand plaisir. Tout en allant à la salle de sport, ou en sirotant mon verre de vin et mes chocolats belges doubles pralinés.

      Grégory

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