À la gare – Partie 1/3

Le fil de mes pensées chaotiques pendant que j’attendais à la gare de Bruxelles entre 21h et 23h. Attention, ça peut choquer.

Note: n’hésitez pas à me dire si vous trouvez que cette histoire est trop sordide, trop sadique, trop raciste, trop psychopathe ou trop sexiste. J’en prendrai compte pour la suite. Ou pas. Mouahahaha.

Il est 21h08, je me trouve à la gare Centrale devant le Starbucks. Je crois que je déteste cet endroit à cette heure-ci. Le centre est rempli de sans-abris et de familles qui te demandent de l’argent. Ce n’est pas les gens que je déteste, mais cette situation. Et encore, j’avoue que ça me fait mal au cœur quand je vois des personnes mal habillées. Depuis que j’ai travaillé dans ce secteur, j’ai un sérieux défaut professionnel à juger les gens selon leur choix vestimentaire. Certains diraient que ce n’est pas bien de juger des gens comme cela. La personnalité ne s’arrête pas là n’est-ce pas? De toute manière, je crois que je m’en fiche de ce que les autres pensent. J’entends un vieux son de violon joué par un type aussi âgé que mon grand-père. Ça me fait mal aux oreilles. Je dois attendre encore une heure et cinquante minutes dans ce lieu.

Je vois les gens passer devant moi. Je sens le vent souffler sur mes oreilles. Il fait bruyant. La voix automatique qui annonce le départ des trains, les gens qui marchent et qui parlent. Encore ce violon.

Pour passer le temps, je me mets à écrire. J’ai hésité à écrire avec un stylo et du papier. Mais je n’avais pas envie de remettre tout cela au propre. Alors me voilà à taper du bout de mes pouces sur cet écran noir et blanc. J’ai mis mon téléphone en noir et blanc depuis des années et j’adore ça. Ça me calme.

À côté de moi, un homme passe avec des sacs. J’ai cru qu’il allait me demander une pièce. Je pourrais me lever et aller me réfugier dans un café. Mais je suis assis sur une chaise sur la terrasse du Starbucks. Un autre homme vient de passer pour ramasser les déchets en face de moi. Il est d’origine africaine. Je me demande si ce genre de métier est réservé à un genre de personnes.

Je m’amuse à regarder les filles qui passent. J’aime regarder les filles qui marchent sur la plage comme disait la chanson. Mais ici, c’est tout sauf la plage. Et en plus, c’est l’hiver.

Le violon continue de jouer. Je me demande combien de temps je pourrai encore écrire avant d’en avoir assez. Je sens le froid qui caresse mes oreilles. Aujourd’hui, j’ai eu ma première séance de kiné de toute ma vie. J’ai entendu des os chanter dont je ne connaissais pas l’existence. Mon cou a fait crac. Le kiné m’a dit: après cela, vous vous sentirez déjà beaucoup mieux. Je ne sens aucune différence. J’ai fait une série d’exercices qui m’a vraiment agacé. J’ai envie d’utiliser des termes plus vulgaires durant cette écriture, mais j’aimerais voir combien de temps je peux tenir. J’ai comme un besoin de violence, je crois que je deviens fou. Combien de temps puis-je écrire tout ce qui me vient par la pensée. Et ceci pendant encore une heure quarante.

Lisez la partie deux ici

4 comments

  1. Je pense que tu dois avoir du sang de Scorpion en toi hahaha
    C’est plutôt soft comme pensées, après tout nous sommes tous fous d’une façon ou d’une autre et tant mieux ;D
    On s’ennuierait si tout le monde était psychologiquement sain et équilibré.
    Vive la folie !!!

    Bisou :*

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  2. Çava c’est plutôt normal de penser à tout et à rien quand on s’ennuie. Et puis on ne se définit pas par ses pensées , heureusement 🙂

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    1. Merci cher Gabin, on se définit en effet plus par ses actes que par ses pensées. Même si les pensées sont toutefois une partie non négligeable, non? ^^

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