J’aime le Corona – J3 Le Pinot

Dimanche. Ce soir, Samantha et moi, on va chez Douglas pour fêter son anniversaire. Finalement, on décide de faire un petit repas à quatre avec sa copine Katia.

Le repas est délicieux. Douglas est un chef. Tapenade d’avocat pour l’entrée et tajine de légumes colorés comme plat principal. On sirote un Pinot Noir. Le dessert était pour nous, moelleux au chocolat fait maison. J’adore ce dessert.

Un jour, j’ai inventé le “phénomène moelleux au chocolat”. C’est quand vous profitez de quelque chose de tellement bon que vous avez envie de continuer et qu’en même temps, vous ne voulez pas atteindre la fin, car après, vous savez que ça s’arrêtera. Le phénomène du moelleux au chocolat. D’ailleurs, je me souviens en avoir mangé un à mon anniversaire, mais ça, c’est une autre histoire.

On se régale, on boit, on mange, on rit, on parle de la vie. Après le repas, on décide de chanter. Douglas a un micro et une télévision, alors on joue du karaoké. L’une de mes chansons préférées est “Hotel California”, des Eagles.

On s’amuse et on fête la fin du monde. Car demain avec ce virus, on peut tous disparaître. On profite de cet instant. Et là, il y a quelqu’un qui sonne à la porte. Douglas va ouvrir. C’est là voisine.
“Il est 22h30, arrêtez de faire du bruit!”
À sa voix, on pouvait dire que c’était le genre de pensionnée qui va faire ses courses à neuf heures du matin.
“Désolé, c’est mon anniversaire.”
“Je m’en fiche. Arrêtez ça” Et elle s’en va.

J’avais envie de faire la fête toute la nuit.
“Bon, on va devoir se calmer.” Douglas nous propose.

Je n’avais pas envie de me calmer.
“Je vais aux toilettes”. Et là, je sors du salon. Je prends la bouteille de Pinot Noir, il reste un fond. Je sors de l’appartement et je monte à l’étage voir la voisine. Je sonne. Elle ouvre. “Désolé pour le bruit. J’ai un cadeau pour vous.” Elle me regarde avec la bouteille en main. Et là, je lui fracasse la bouteille sur la tête. Je charcute sa gorge avec le tesson. Je ne vois plus la différence entre le restant de Pinot et le sang de cette vieille bique. Quand elle ne bouge plus, je ferme sa porte et je vais retrouver mes amis.

Que gâchis, un si bon Pinot.

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