Jour 3 – Un livre, c’est comme une ex-copine

6h00 : mon réveil sonne.

6h24 : je me lève.

6h57 : je me lève vraiment. Je crois que je n’ai pas encore récupéré du Nouvel An. D’ailleurs je suis tellement fatigué que je n’ai pas d’inspiration pour écrire. Alors, je vais dire de manière aléatoire ce qui s’est passé aujourd’hui dans ma vie. Je devais choisir si on garde ou pas un mendiant devant la porte de mon boulot. J’ai mangé du pain avec du fromage frais. Le lave-vaisselle est tombé en panne, on m’a dit “il faut le remplacer”. J’ai failli piquer une crise et hurler “à bas l’obsolescence programmée!”. Puis j’ai regardé ma tranche de pain et j’ai remis un peu de fromage frais. J’ai remarqué que j’avais des pellicules. Ça par contre, ça me met vraiment hors de moi. J’ai dit qu’on ne gardait pas le mendiant. Quand j’ai fini de manger, je veux remettre mon fromage au frigo. La femme de ménage me dit “le frigo est hors service cette après-midi, car il faut qu’on le dégèle”. Cette histoire est véridique.

18h20 : j’ai un seul livre chez moi en ce moment. “What if” de Randall Munroe. On me dit souvent “Moi j’ai vraiment du mal à me séparer de mes livres, comment tu fais?”. En fait, garder des livres, c’est comme garder des ex-copines dans son placard. On les a lus, c’était sympa, mais en fin de compte, on ne revient quasi jamais dessus. Sans mauvais jeu de mots.

On peut garder son livre préféré, celui qu’on est sûr de lire encore et encore. Et là ça devient la femme de ta vie. Mais en garder trois cents, je trouve ça encombrant dans tous les sens du terme. D’ailleurs, je supprime toujours le numéro de téléphone de mes ex-copines (ok j’en ai gardé une seule). Les livres sont tous formidables, pourquoi les garder pour soi et ne pas les partager? (Je vous vois poser une autre question)

Ce que je ne vous ai pas dit :
Est-ce que je partage mes copines?
Quelle est ma marque de fromage préférée? (je suis certain que ça vous intéresse)
Quel shampoing j’utilise pour mes cheveux?

6 comments

  1. J’aime beaucoup ton nouveau style dans ce “Trente jours”
    Amuse-toi et amuse-nous !
    A bientôt,
    Anne

    Répondre

  2. Perso je garde pas mal de livres que j’ai aimé , j’aime les relires voir relire certain passages que j’ai tout particulièrement apprécié et touché. Je me sépare de pas mal de choses mais ceux-là font parti de moi ça serait trop douloureux ( oui oui se sont que des objets certes mais qui ont une puissance ) .

    Répondre

    1. Je comprends fort bien. Ce qui est intéressant dans ce commentaire, c’est quand on remplace le mot “livres” par “ex-copines” 🙂

      Répondre

  3. J’ai ENCORE beaucoup rit. Et je confirme : A BAT L’OBSOLESCENCE PROGRAMMÉE !

    Je cite :
    “On me dit souvent “Moi j’ai vraiment du mal à me séparer de mes livres, comment tu fais?”. En fait, garder des livres, c’est comme garder des ex-copines dans son placard. On les a lus, c’était sympa mais en fin de compte, on ne revient quasi jamais dessus. Sans mauvais jeu de mots.
    On peut garder son livre préféré, celui qu’on est sûr de lire encore et encore. Et là ça devient la femme de ta vie. Mais en garder trois cents, je trouve ça encombrant dans tous les sens du terme. D’ailleurs, je supprime toujours le numéro de téléphone de mes ex-copines (ok j’en ai gardé une seule). Les livres sont tous formidables, pourquoi les garder pour soi et ne pas les partager?” (fin de citation)

    Plusieurs choses à dire :

    Premièrement, je ne peux pas me séparer de mes livres. Pourquoi ? Car ils représentent des périodes de ma vie, et pour moi, ce sont presque comme des photos souvenirs. Autant, je n’ai quasi pas de photos accrochées chez moi, autant les livres me tiennent beaucoup à coeur, notamment parce que je me souviens des endroits où j’ai achetés ces livres, des personnes avec qui j’étais, des personnes qui m’avaient parlé de ces livres ou à qui j’en ai parlé”.

    Ensuite, le parallèle fait avec les ex-copines est intéressant. J’approuve tout à fait de couper les ponts avec. Néanmoins, j’ai très souvent constaté que nombreux sont les gens à “garder sous le coude” un ou une ex, et à avoir du mal à se détacher du passé.
    Moi je fais plus simple : je reste attachée à mes livres. Aucun risque de blesser quelqu’un avec des livres (sauf si on frappe quelqu’un avec un dictionnaire bien sûr… haha).

    Je crois que j’ai découvert ma citation préférée : “On peut garder son livre préféré, celui qu’on est sûr de lire encore et encore. Et là ça devient la femme de ta vie.” Je trouve ça d’une poésie folle ! Bravo !

    Bises

    Répondre

    1. J’aime l’expression “garder sous le coude”. Merci pour le compliment, je trouve aussi que Victor Hugo fait pâle figure par rapport à ce que j’écris ^^

      Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *