Le Prince de Machiavel, pourquoi la cruauté est aussi nécessaire

Voici le résumé et mes notes tirés du livre du Prince de Machiavel, le livre de référence dans l’art du pouvoir.Tout le monde a déjà entendu l’adjectif « machiavélique » tiré de l’auteur de ce fameux ouvrage. Mais ce terme est hélas mal utilisé. Machiavélique est aujourd’hui souvent synonyme de démoniaque et à consonance négative. Or, Machiavel est en fait le premier auteur à expliquer de manière la plus juste possible comment gouverner. Et pour cela, il affirme qu’un gouvernant ne doit pas utiliser les valeurs du bien ou du mal qui pourraient finalement mener à perte sa position et son royaume. De plus, il part aussi du principe qu’il ne faut pas essayer de changer les hommes et de les diriger vers le bien. Il faut plutôt accepter qui ils sont, c’est à dire des personnes égoïstes et prêtes à tout pour arriver à leurs fins personnelles. Il faut accepter cette idée et plutôt adapter sa méthode de gouverner.

Préface

Niccolò Machiavelli est né au 15e siècle à Florence en Italie, il a lu Aristote, Dante et Cicéron. Il devient secrétaire d’État.

« La guerre est l’horizon permanent de l’activité politique »

Nicolas Machiavel salue le magnifique Laurent de Médicis le jeune. Selon lui, pour bien connaître la nature des peuples, il faut être prince, et pour bien connaître celle des princes, il faut être peuple.

Les principats

Les principats (le territoire du prince) sont nouveaux ou héréditaires et s’acquièrent par les armes d’autrui ou par ses propres armes, ou par fortune ou par vertu.

Il y a moins de difficultés à maintenir les principats héréditaires que les nouveaux, car il suffit de ne pas oublier les règles des ancêtres.

Les hommes changent volontiers de maîtres, ils pensent améliorer leur sort en faisant cela. Cette croyance leur fait prendre les armes contre leur prince. Ce en quoi ils se trompent, car ils s’en trouvent plus mal. L’homme doit être caressé ou détruit.

Pourquoi le royaume de Darius ne se révolta-t-il pas contre ses successeurs ?
On gouverne de deux façons. Soit un prince et ses serviteurs dont les ministres l’aident à gouverner le royaume. Soit un prince et des barons tiennent rôle de seigneurs.

Comment gouverner les cités qui vivaient avant sous leurs propres lois ?
Soit les détruire, soit y habiter en personne ou soit les laisser vivre avec leurs lois et créer un gouvernement.

« Un homme prudent doit toujours commencer pas des voies frayées par de grands hommes et imiter ceux qui ont été excellents (comme Moïse, Cyrius, Romulus ou Thésée) »

De ceux qui sont devenus princes par leurs crimes
Ce n’est pas vertu que de tuer ses concitoyens, trahir ses amis, n’avoir ni foi ni pitié, ni religion ; de tels moyens peuvent conduire au pouvoir, mais non à la gloire.

La cruauté
La cruauté bien employée est celle qui est faite en une seule fois, par nécessité de sécurité ; et sur laquelle on n’insiste pas, mais qu’on convertit au profit des sujets. Les bienfaits doivent se faire peu à peu, afin qu’on puisse lieux les goûter.

Un principat civil, c’est lorsqu’un citoyen devient prince de sa patrie avec la faveur de ses concitoyens et non par violence ou par d’autres grands. Les autres grands doivent être gouvernés. Attention à ceux qui te servent par calcul et par ambition, ils doivent être craints comme des ennemis, car dans l’adversité, ils aideront à te ruiner. Le prince doit avoir l’amitié de son peuple et le protéger.

Les armes
Concernant les forces des principats, tous les États doivent avoir de bonnes lois et de bonnes armes, et les deux sont nécessaires. Un prince sage fuit toujours les mercenaires, car ils sont dangereux et volatiles. Un prince ne peut avoir d’autre objet ni d’autre pensée ni prendre aucune chose pour son art, hors la guerre, ses règles et sa discipline.

Le fait d’être désarmé te rend méprisable, il n’est pas raisonnable que celui qui est armé obéisse volontiers à celui qui est désarmé ; et que le désarmé se trouve en sécurité parmi des serviteurs armés. Chez l’un, il y a mépris et l’autre soupçon. Dans la paix, le prince doit s’exercer plus encore que dans la guerre.

« Un prince, pour se maintenir, doit apprendre à pouvoir ne pas être bon. »

Un prince ne doit pas se soucier du renom infâme de cruauté pour garder ses sujets unis et fidèles : car avec très peu d’exemples, ils se montrèrent plus miséricordieux que ceux qui, par trop de pitié, laissent s’étendre les désordres, d’où naissent meurtres et rapines.

Comment les princes doivent tenir leur parole.
Les princes qui ont fait de grandes choses ont peu tenu compte de la parole donnée et ont su par la ruse circonvenir les cerveaux des hommes : et à la fin, ils ont dépassé ceux qui se sont fondés sur la loyauté.

« Il existe deux façons de combattre : par les lois (le propre de l’homme) et par la force (la nature des bêtes). Un prince doit savoir user de l’une et de l’autre. »

La première conjecture sur le cerveau d’un seigneur se fait en voyant les hommes dont il s’entoure. Un prince doit toujours prendre conseil, mais quand lui le veut et non pas quand autrui le veut. Les bons conseils, d’où qu’ils viennent, naissent de la prudence du prince, et non la prudence des bons conseils.

Un prince nouveau est beaucoup plus observé dans ses actions qu’un prince héréditaire.

« La fortune est l’arbitre de la moitié de nos actions et nous laisse gouverner l’autre moitié. »

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