Le small talking

Parler pour ne rien dire, juste pour être poli et faire semblant de s’intéresser. Parfait, je déteste cela hahaha. Voyons comment gérer ce phénomène.

Depuis deux mois, je rencontre un paquet de personnes. Parfois pour cinq minutes, parfois pour plusieurs jours. J’adore faire connaissance. Mais je déteste les formalités.

La question qu’on me pose le plus souvent (et dans les trente premières secondes), c’est “d’où viens-tu ?”. Comme si ma réponse allait changer le cours de l’histoire. Oui c’est bien de le savoir (je viens du pays du chocolat, des frites et de la bière). Mais je pourrais dire n’importe quelle autre réponse, l’effet revient au même : “really ? Oh it’s nice”. Un jour pour changer, j’ai dit : “je sors de prison” (ce qui est un peu la vérité en soi, lire cet article). Je vous laisse imaginer la réaction. Un peu… différente.

Small talking

Vous arrivez dans un endroit. Vous rencontrez des gens pour la première fois. Vous dites bonjour et l’interrogatoire commence :

  • Tu habites où
  • Tu fais quoi dans la vie
  • Tu as quel âge
  • Comment tu as découvert l’événement
  • Tu as fait quoi comme études
  • Tu as mangé quoi ce midi
  • Quelle est ta couleur favorite
  • Toi aussi tu fais du basket ? Géniaaaal

Bref, le genre de questions qui a pour but de combler les blancs et de prouver qu’on est des gens gentils et polis. Le genre de questions dont les réponses seront oubliées trois secondes et demie plus tard. J’exagère évidemment. Le plus souvent, on les oublie tout de suite. On fait connaissance avec quelqu’un et puis tout à coup on se dit “c’est quoi encore son prénom, il me l’a dit quinze secondes avant”.

Smart talking

Attention, je ne dis pas qu’il faut devenir antisocial. Quand on fait la connaissance d’une nouvelle personne, c’est bien de savoir un minimum. C’est aussi une question de caractère. Je suis quelqu’un de social, mais j’adore quand une situation sort de l’ordinaire. Soyons plus malins, plus “smart”. Pour moi, les éléments les plus importants à avoir avant la fin de la discussion sont :

  • Pourquoi cette personne se trouve à cet endroit : quel est son objectif, que recherche-t-elle. Si elle est sortie de son lit et se trouve ici, c’est qu’il y a une raison.
  • Comment elle se sent à cet instant présent : est-elle de bonne ou de mauvaise humeur et pourquoi. Ce qu’elle ressent influencera sa relation avec vous.

Tout le reste, je finirai par le découvrir naturellement si c’est nécessaire. Car c’est cela qui m’intéresse : la spontanéité. Un jour, j’ai rencontré une personne, on a discuté et on a rigolé pendant plus d’une heure. C’est seulement quand on s’est échangé nos numéros qu’on a su nos prénoms. Quand on drague, on ne se met pas tout nu directement. On se séduit, on prend son temps, on improvise, on savoure. La vie aussi, ça se savoure. (c’est presque poétique tout ça)

Ps : en ce moment, je me trouve en Allemagne. J’ai remarqué que le small talking ne fait pas vraiment partie de leur culture. Ce qui m’encourage à rester un peu plus longtemps.

9 comments

  1. Des livres ou articles à recommander sur le small-talking et comment l’éviter ?

    1. Bonjour Hugo,

      Un livre que je te conseille est celui de Dale Carnegie “Comment se faire des amis”. Tu trouveras un résumé ici

      Tu peux trouver plus d’infos sur wikihow et sur amazon

  2. Bonjour ! ça va ?
    Non je rigole !! xp

    Au bureau c’est la première phrase qu’on me sort en automatique et les gens se contrefoutent de la réponse ! Et toi, tu te sens obligé de répondre : oui et toi ? (en se foutant également de la réponse).

    Il n’y a rien de plus hypocrite que cette question “d’usage”.
    J’aimerais bien la remplacer par autre chose… mais je n’ai pas encore trouvé (cherché).

    Merci pour l’article !

    1. Bonjour Claire,

      Très bonne remarque !

      Deux choix se présentent ;
      – Soit dire “bonjour” et rien d’autre tout en restant souriant et en regardant l’autre personne. C’est ce que je fais le plus souvent quand je n’ai pas d’autre inspiration. Et si on me demande comment je vais, je dis simplement “Bien, merci”.
      – Soit rebondir avec une question ouverte sur un événement discuté lors de la dernière rencontre ou qui se déroulera dans la journée. “Qu’est ce que tu racontes? Comment s’est passé la séance de Yoga hier soir? À ton avis, de quelle humeur sera le boss aujourd’hui? Comment sera la journée aujourd’hui?”

      En ce qui me concerne, j’essaie toujours de trouver quelque chose de drôle à raconter. Pendant tout un moment, je disais une nouvelle blague chaque matin. (j’assume si ça fait beauf). Je discute aussi spontanément d’une découverte ou une anecdote de la veille. Toujours agréable. J’évite de remettre un fait d’actualité malheureux sur le plat.

      Le plus important est de rester sincère avec les autres et avec soi-même. Si savoir comment se porte l’autre personne ne m’intéresse pas davantage, je ne me force pas et je ne le demande pas. Dans le cas contraire, je peux aussi lui demander comment il/elle se porte de manière honnête.

      J’espère t’avoir éclairci et merci pour ton commentaire,
      Grégory

    2. Tu peux le remplacer par un “Comment vas tu?” sincère avec un grand sourire accueillant une poignée de main chaleureuse et des yeux qui pétillent d’intérêt pour l’autre. Un bon “Comment vas tu? Ta journée s’est-elle bien passée? Comment te sens tu?”, la personne en face sentira que tu lui portes réellement de l’intérêt et te diras réellement comment elle va au lieu du “oui et toi” qui peut tout aussi bien dire non.
      Quant au cas où c’est à toi que l’on pose la question, réponds y comme si on te l’avait posé de manière sincère.

  3. C’est ce qui m’a plu quand on s’est rencontrés : pas de salamalecs, juste le plaisir d’entrer en connexion immédiate avec un autre être humain, vivant, et de partager nos émotions de l’instant.
    Je te souhaite une belle journée de découvertes cher Grégory.
    PS : Tu peux travcrser le jardin jusqu’au sommet à défaut de prendre le funiculaire.

    1. Merci Anne! Les émotions, c’est la plus grande des richesses.
      Je suis content de te lire, Grégory

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