Jour 23 – Le chocolat t’aide à lâcher prise
1h10 du matin. Trois semaines que j’écris chaque jour juste avant d’aller dormir. Et le marathon continue. J’écris les mains remplies de chocolat. Oui j’ai craqué.
1h10 du matin. Trois semaines que j’écris chaque jour juste avant d’aller dormir. Et le marathon continue. J’écris les mains remplies de chocolat. Oui j’ai craqué.
12h50: J’écoute “Clair de Lune” de Claude Debussy. Je me pose sur le bord de ma fenêtre du côté jardin. Dix minutes passent. Une quinzaine d’oiseaux se montrent dont au moins cinq espèces différentes. Je regarde les branches d’arbres. Certaines d’entre elles s’entremêlent et se torsadent. Comme si elles étaient amoureuses.
Nous passons devant le palais royal à Bruxelles. Les touristes se prennent en photo. Le drapeau est levé. Ça signifie que le roi est au pays. Que se passe-t-il si le roi n’a plus envie d’être roi? S’il a envie de devenir ébéniste?
Je suis allé coucher tard hier. Alors, je me lève après le lever du soleil. Je déjeune des tranches de pain grillées avec de l’avocat, du miel et une infusion au thym. Le cours de chant est dans une bonne heure. C’est mon deuxième cours dans cette chorale. J’adore chanter. Voilà une activité minimaliste.
Je passe devant chez Ralph Lauren. Ils ont mis des grosses têtes de nounous sur les mannequins. Ça me rappelle un collègue. La tête d’ours. Pas le mannequin.
J’ai trois minutes pour faire un article avant de m’affaler dans mon lit. Alors je vais mettre tout ce qui me passe par là tête sans réfléchir. Comme ce chat qui se léchait les poils devant la fenêtre sur le chemin du retour.
8h12: je décide de partir au boulot sans rien. Sans portefeuille. Sans téléphone. Sans rien.
Toujours se mettre en position de force. Cette après-midi, je me trouve face à un consultant externe que je connais bien. C’est moi qui fais appel à ses services. J’organise un trajet de formation pour mes collègues sur le thème du bonheur au travail (j’hésitais entre ça ou des cours de golf).
Je sors de chez moi. Il fait sec. Je me dis qu’il ne pleuvra pas. Je ne prends pas mon parapluie. Je me dis qu’au pire, je pourrais encaisser une petite averse. Demain, je regarderai la météo.
10h47: on se trouve dans un marché couvert. Il y a un stand libanais. Le vendeur nous fait goûter son humus et sa moussaka. J’avais envie de lui demander qui a inventé la moussaka en premier entre les Grecs et les Libanais. Mais après tout je m’en fiche. Tout ce que je veux, c’est manger.