Le véritable sens du « Connais-toi toi-même »

Ah cette fameuse maxime que nous revendent les magazines avec leurs tests de personnalité à deux sous pour savoir si nous sommes plutôt des extravertis ou des introvertis. Vous serez enfin heureux de savoir que son véritable sens n’a strictement rien à voir.

Avant tout, je vous propose de lire l’article de sciences humaines qui en parle bien mieux que moi et qui m’a justement inspiré pour la création de cet article.

Pendant de nombreuses années, j’avoue avoir été baigné dans le développement personnel. J’ai bu des litres de livres sur le sujet, j’ai suivi tout autant de formations et j’ai même écrit plusieurs articles  sur ce sujet tels que Comment planifier sa vie (Design Your Life), Transformer son Body Language en super-pouvoir, ou Porter une bague dévoile votre personnalité.

Ce genre de thèmes est divertissant, cela peut même être pratique de savoir quelle est notre personnalité pour nous aider à prendre telle ou telle direction. Mais ce n’est certainement pas suffisant. Et c’est ce qu’apporte la réelle signification du « Connais-toi toi-même ».

Connais tes limites et restes-y

Comme le dit dans l’article original, cette maxime portée sur le temple d’Appolon dans la Grèce Antique « invitait chacun à identifier sa condition, sa place dans le monde, entre les bêtes et les dieux. »

« Rien de trop, pas d’excès », une autre inscription sur le même temple nous force à garder la mesure et à ne pas dépasser certaines limites. C’est sans doute ce dont nous avons besoin dans un monde où l’on nous prêche chaque jour que les limites sont faites pour être dépassées, où l’impossible n’existe pas (lire l’article de Carlo Strenger), et où les rebelles et les criminels doivent être glorifiés (lire article et la vidéo de Alexandre Del Valle).

Finalement, le libéralisme social et culturel va totalement à l’encontre du connais-toi toi-même. Les limites ont totalement disparu, que ce soit économiquement par le libre échange, politiquement par la disparition des frontières et des immigrations incontrôlées, socialement par la disparition des sexes (ce fameux « gender fluide » où du jour au lendemain, il est possible de changer de sexe comme bon nous semble) et même culturellement par la suppression des racines, de l’histoire, de la culture et de l’enseignement (article du figaro sur la culture woke qui veut chasser le grec et le latin des universités américaines).

Pour en finir avec soi-même

L’article de Sciences Humaines termine en faisant la promotion d’un livre, celui de Laurent de Sutter « Pour en finir avec soi-même ». Il met fin à l’idée du développement personnel qui se concentre sur le soi, comme s’il s’agissait de la chose à prendre avec le plus de considération et à mettre avant tout le reste, la chose dont il faut prendre soin et dorloter.

Mais finalement, se connaître soi-même, c’est effectivement accepter sa place dans le monde, entre les dieux et les animaux. C’est sûrement à partir de ce moment-là où la vie peut commencer, car on voit qu’elle nous dépasse, qu’elle nous transcende et qu’à notre manière nous y participons, sans autant nous considérerer comme centre de l’univers, mais plutôt comme un maillon parmi d’autres, celui qui a aussi besoin des autres pour exister et sûrement pour trouver le bonheur.

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